Autant le dire tout de suite, vous n’y trouverez pas les Rolling Stones (étant plutôt Beatles), Led Zeppelin (quel album choisir ? ils sont tous excellents), Pink Floyd, Blue Oyster Cult (que du bon), Snake Charmer (si vous ne connaissez pas, précipitez-vous), Ghost (à découvrir absolument), the Dead Daisies (immense groupe !), les Doobie Brothers, the Darkness (magique !), MC 5, Peter Frampton, et tant d’autres. Ce sera pour une prochaine fois.

1.Deep Purple – Machine Head (1972)

LE monument du hard rock, la référence du genre, incontournable, le must have, de Deep Purple l’un des fondateurs du genre hard rock au début des années 1970. La grande symphonie du hard rock, jamais encore égalée. Que des morceaux d’anthologie : son titre légendaire « Smoke on the water », hymne du groupe, mais aussi « Highway Star », « Lazy », « Never Before », « Space Truckin’ » ……. Les riffs de Ritchie Blackmore, le virtuose de la guitare, s’enchaînent, l’orgue de Jon Lord y répond. 

L’influence de la musique classique se fait ressentir, on raconte même que J S Bach aurait participé à la composition de certains titres (tendez bien l’oreille ! surtout sur « Highway star »). 7 titres enregistrés en 3 semaines dans des circonstances mondialement connues (Montreux en Suisse, le casino incendié, la fumée sur le lac ……vous connaissez déjà l’histoire !). A sa sortie, l’album se classera très vite dans le haut des charts US, britanniques, allemands et français. S’il ne devait être retenu qu’un seul album de toute l’histoire du rock, c’est bien celui-là.

2.The Beatles – Abbey Road (1969) 

Dernier album enregistré dans les studios Abbey Road (ex EMI) par le groupe avant sa séparation, (mais sorti avant l’album Let it be), celui-ci a connu un énorme succès, non démenti à ce jour. A l’époque, Paul McCartney a tout fait pour convaincre John Lennon de revenir en studio et d’enregistrer les 8 titres, en mettant de côté leurs dissensions, ce afin de finir en beauté la période Beatles, chaque membre pouvant ensuite poursuivre une carrière solo. 

Abbey Road est un sublime testament dans lequel les 4 membres du groupe magnifient l’art de la composition et de la maîtrise de la mélodie. Le titre phare « Come Together » ouvre l’album sur une rythmique de basse. George Harrisson et Rinco Starr ont composé respectivement les chansons « Something » et « Octopus’s Garden ». « I Want You (She’s so heavy) » mêle harmonieusement guitare saturée, orgue et choeurs. A noter la pochette mythique de l’album.

3.Gary Moore – Still got the blues (1990)

8ème album studio du guitariste virtuose de blues rock natif d’Irlande du Nord, ex de Thin Lizzy notamment (avec son compatriote le regretté Phil Lynott). 12 titres, mélange de rock et de blues rock, qui constituent le meilleur album de Gary Moore (malheureusement trop tôt disparu en 2011). On y retrouve les influences de Peter Green, Albert Collins, Jimi Hendrix et Albert King, des légendes du blues. Le titre « Still Got the Blues » connaîtra un succès planétaire. Les autres titres, notamment « Oh Pretty Woman », « Walking by Myself » et « Midnight Blues » sont de purs chefs d’œuvre de blues. 

Gary Moore exprime tout son savoir-faire et son énergie. La pochette de cet album revendique clairement l’influence de Jimi Hendrix sur l’homme à la Gibson Les Paul Sunburst datant de 1959.

4.The Who – Live At Leeds (1970)

Album live enregistré lors d’un concert donné dans la cafétéria de l’université de Leeds avec un public de 2.000 personnes. 6 titres au départ. C’est un retour aux sources pour le groupe, et l’un des meilleurs albums live jamais publiés. Et une intro explosive avec une reprise de « Young Man’ s Blues » de Mose Allison, qui donne le ton à cet album bourré d’énergie. Autres titres à noter « Summertime Blues », « My Generation », « Magic Bus », …. Fabuleux album live (salué par le New York Time à l’époque) qui montre la parfaite maîtrise de la scène qu’avait ce groupe mythique. Une réédition en 1995 comprendra 14 titres, puis une autre en 2001 avec 33 titres.

5.AC/DC – Back in black (1980)

7ème album du groupe et 1er album avec le chanteur Brian Johnson recruté pour remplacer Bon Scott décédé peu de temps auparavant, et auquel l’album est dédié (la pochette noire rappelle sa disparition). Marquant un tournant dans le style du groupe, cet album aligne un chapelet de compositions imparables. Cet album sera certifié disque de platine à plusieurs reprises. La musique est puissante, les riffs sont efficaces, percutants, sans fioritures. Une véritable orgie de hard rock ! 

Le morceau « Back in Black » reste le titre majeur du disque, mais il ne doit pas faire oublier d’autres titres comme « You shook me all night long » ou encore « Shoot to thrill ». Malgré ses 40 ans cette année, cet album n’a rien perdu de son énergie. A faire figurer en bonne position dans toute discothèque de hard rock qui se respecte.

6.Van Halen – Van Halen (1978)

1er album du groupe, certifié disque de platine dès sa sortie. Album studio à la sonorité d’un live. Il inclut le titre instrumental « Eruption » démontrant qu’Eddie Van Halen est un grand maître de la guitare. Il a inventé son propre jeu, notamment le fameux tapping qui l’a rendu célèbre. Autre membre du groupe, le chanteur David Lee Roth dont la voix a largement contribué à la notoriété de Van Halen. 

Les autres titres mettent en évidence la parfaite maîtrise du hard rock par le groupe : « Runnin’ with the devil », « Ain’t talkin’ ‘bout love », « Little dreamer », « Ice cream man » entre autres. Il inclut également une superbe reprise de « You really got me » des Kinks. Une entrée en matière fracassante pour le groupe qui frappe très fort avec ce 1er album. La guitare survoltée d’Eddie Van Halen s’est malheureusement tue prématurément en 2020 (RIP Eddie).

7.Joey Ramones – Ya know (2012)

Connu principalement en tant que fondateur/chanteur du groupe punk rock new yorkais The Ramones (groupe considéré comme le pionnier du punk rock, créé en 1974, séparé en 1996), Joey Ramones est décédé en 2001. Après la séparation du groupe en 1996, Joey a poursuivi sa carrière solo de chanteur/compositeur et enregistra un premier album incluant le titre « Don’t worry about me » qui donnera le nom de l’album sorti après sa disparition en 2001, à titre de témoignage posthume.

On y retrouve des titres dans le plus pur style punk rock, des morceaux simples, pleins de son saturé, accrocheurs, bruts mais pleins de mélodie, avec la voix si particulière de Joey. Cet album démontre que les punk rock peut être autre chose que des morceaux composés de 3 accords répétitifs. Il y a même des solos de guitare ! Un magnifique testament laissé par un grand monsieur du punk rock.

8.Bad Company – Bad Company (1974)

Groupe de blues/hard rock britannique formé en 1973 par 2 anciens de Free, Paul Rodgers et Simon Kirke, respectivement chanteur et batteur, de Mike Ralphs, ancien guitariste de Mott the Hoople, et de Boz Burrell, bassiste de chez King Crimson. Le groupe sort son premier album sous le label indépendant Swan Song lancé tout récemment par Led Zeppelin, et avec le même manager que ce dernier (Peter Grant), ce qui donne déjà le ton et les espoirs mis dans Bad Company. 

Les titres reposent sur des riffs musclés très proches du hard rock, comme sur des compositions plus structurées. Cet album est porté par les 2 titres phare « Can’t get enough » et « Bad company ».

9.The J Geils Band – Blow your face out (1976)

Ce groupe de blues rock a démarré sa carrière en 1967 à New York (séparé en 1985), et est composé du guitariste J Geils (décédé en 2011) fondateur du groupe, du chanteur Peter Wolf, du bassiste Danny Klein, du batteur Stephen Jo Bladd, de l’organiste Seth Justman et du joueur d’harmonica Magic Dick. Il distille une très forte dose de rhythm and blues, dont l’impressionnante expression scénique est mondialement reconnue, Peter Wolf véritable bête de scène, assurant magistralement le show. 

En 1976, le groupe sort cet album live enregistré au Boston Garden en 1975. L’influence R&B se fait ressentir dans chaque morceau. La guitare de J Geils fait des merveilles, et les interventions de Magic Dick à l’harmonica font mouche. A noter les titres « Love-Itis », « (Ain’t nothin’ but a) Houseparty », « Detroit Breakdown » et le superbe « Chimes » grand moment de guitare et d’orgue.

10.David Johansen – Live it up (1982)

Ancien chanteur des New York Dolls qui s’est lancé dans une carrière solo dans un style rhythm’n’blues. Album live enregistré au Paradise Theatre de Boston en 1982. D Johansen nous a habitués au pire comme au meilleur, mais ici il sort un excellent album. Entouré de musiciens de qualité, D Johansen sort un album très fort avec pour démarrer un medley « We gotta get out of this place / Don’t bring me down / It’s my life ».  Puis vient la balade « Frenchette ». Le titre « Funky but chic » flirte habilement avec le disco. 

Les titres se suivent à un rythme effréné, sans répit, pas le temps de respirer.

11.Scorpions – Tokyo tapes (1978)

1er album live du groupe et dernier album avec le lead guitariste Ulrich Jon Roth, enregistré au Japon. La performance est remarque, les titres se suivent à un rythme d’enfer : « Pictured life », « In trance », « We’ll burn the sky », « Suspended love » ……Les morceaux sont extraits de tous leurs précédents albums. Le public apprécie et en redemande. Nous aussi !

12. Ozzy Osbourne – Ordinary Man (2020)

O. Osbourne est le créateur du groupe Black Sabbath en 1967, l’un des fondateurs du hard rock avec Deep Purple et Alice Cooper. Ozzy Osbourne a entamé une carrière solo depuis 1978, avec des retours périodiques au sein de Black Sabbath. Pour son tout dernier album « Ordinary Man » sorti en 2020, O Osbourne s’est entouré de grosses pointures, notamment Elton John et Slash pour le sublime titre « Ordinary man », de Chad Smith batteur des Red Hot Chili Peppers, des rappeurs Post Malone et Travis Scott, et de Andrew Watt guitariste et également producteur de l’album.

Tout est excellent dans cet album, O Osbourne nous donne le meilleur, dans la lignée de ses précédentes productions. Un super moment de hard rock !